DOCUMENTATION

     Cette page présente le contexte archéologique de réalisation des œuvres proposées au relevé sur Theia. Vous trouverez des informations sur la période du Paléolithique, le mode de vie des sociétés de la Préhistoire et sur les sites archéologiques abritant les gravures à relever. Vous pourrez également en apprendre davantage sur la méthode du relevé archéologique d’art rupestre qui est employée par les archéologues et que vous pourrez expérimenter pour vos propres relevés !

L’art paléolithique

Art rupestre, art de chasseurs-collecteurs

     Les trois projets de relevé proposés sur la plateforme THEIA concernent des œuvres paléolithiques. Le Paléolithique correspond à la première période de la Préhistoire. Il débute il y a 3.3 Millions d’années avec les premiers outils et se termine, dans le cas de l’Europe, il y a environ 10.000 ans avec le début du Mésolithique. A cette époque, le climat est froid et les populations évoluent dans un environnement steppique (comparable à la toundra sibérienne) peuplé de grands mammifères tels que les rennes, les chevaux, les aurochs, les bisons et les mammouths. Face à cet environnement, les populations du Paléolithique ont adopté une économie de chasseurs-cueilleurs nomades. Ils réalisent des outils en pierre, particulièrement en silex (industrie lithique) et en matières dures animales : os, bois de cervidés (industrie osseuse).

     En Europe, pendant environ 26.000 ans (de -36.000 ans à Chauvet jusqu’à la fin du Paléolithique) ces hommes et ces femmes ont pratiqué “l’art des grottes”, c’est-à-dire l’art pariétal, en gravant, sculptant et peignant des cavités souterraines. Mais l’art paléolithique ne se limite pas à cet art pariétal souterrain. En effet, les sociétés paléolithiques ont exploité différents supports rocheux pour exprimer leurs témoignages graphiques : abris sous-roche, plaquettes de plus ou moins grande dimensions, blocs rocheux… Les Paléolithiques ont donc pratiqué l’art rupestre : comprenant art pariétal (en grotte) et art de plein-air.

Les sites

La grotte Chabot

         La grotte Chabot, située dans le département du Gard, est une grotte ornée classée Monument historique depuis 1903. Cette grotte fut occupée durant le Solutréen (23.000-18.000 ans avant le présent) et comporte des gravures attribuées à la même époque. Cette cavité est fermée au public. Le projet Theia propose la réalisation du relevé du panneau dit “frise des Mammouths”.

La grotte des Combarelles III

     Les gravures de la grotte des Combarelles (Dordogne) sont datées d’il y a 13.000 (période du Magdalénien : 17.000-14.000 ans avant le présent). La grotte est classée Monument historique en 1902 et inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1979. La cavité est divisée en 3 secteurs, inégalement accessibles : les Combarelles I, II et III. Aujourd’hui, seul le secteur des Combarelles I est ouvert à la visite.

Les plaquettes de la marche

        La grotte de la Marche (Lussac-les-Châteaux, Vienne) a livré plus de 3.000 plaquettes de calcaire gravées, ce qui représente une quantité remarquable pour le Paléolithique. La nature des représentations participe également au caractère exceptionnel de ce site : de nombreux visages humains sont représentés, fait très rare à la Préhistoire. Les plaquettes gravées de la Marche sont attribuées à la période magdalénienne.

Plus de 1.500 plaquettes sont actuellement conservées au Musée de Lussac-les-Châteaux. Parmi celles-ci, 36 furent numérisées (pour la plupart recto-verso) dans le cadre du projet Theia.

Qu’est-ce que le relevé ?

Une méthode d’observation et d’analyse

     Les trois projets de relevé proposés sur la plateforme THEIA concernent des œuvres paléolithiques. Le Paléolithique correspond à la première période de la Préhistoire. Il débute il y a 3.3 Millions d’années avec les premiers outils et se termine, dans le cas de l’Europe, il y a environ 10.000 ans avec le début du Mésolithique. A cette époque, le climat est froid et les populations évoluent dans un environnement steppique (comparable à la toundra sibérienne) peuplé de grands mammifères tels que les rennes, les chevaux, les aurochs, les bisons et les mammouths. Face à cet environnement, les populations du Paléolithique ont adopté une économie de chasseurs-cueilleurs nomades. Ils réalisent des outils en pierre, particulièrement en silex (industrie lithique) et en matières dures animales : os, bois de cervidés (industrie osseuse).